Lors de la Workforce Planning Experience 2026, Vincent Lemmens, vice-président exécutif d’ORTEC Workforce Management, a évoqué la transformation rapide de la planification des effectifs. Dans un contexte marqué par l’IA, un marché du travail sous tension et une complexité opérationnelle croissante, la gestion des effectifs évolue d’une discipline administrative vers un véritable outil de pilotage stratégique. La question centrale change alors de nature. La question n’est plus : de combien de personnes avons-nous besoin ? Mais surtout : comment concilier disponibilité, préférences, réglementation, qualifications et continuité au sein d’un processus de planification intégré, tout en impliquant activement les employés grâce à une application ?
ORTEC simplifie la planification des effectifs grâce à l’IA
« ORTEC conçoit des logiciels qui réduisent la complexité des opérations », explique Vincent Lemmens. « Grâce à des technologies basées sur l’IA, nous éliminons les informations parasites et les choix inutiles afin que chacun puisse se concentrer sur ce qui compte vraiment. »
Selon lui, la gestion moderne des effectifs ne consiste pas à utiliser davantage de technologies, mais à mieux les exploiter. « Nous fluidifions les opérations au quotidien. L’IA joue un rôle important à cet égard, mais l’humain reste toujours responsable. »
Chez ORTEC, Workforce Management couvre l’ensemble des besoins : de la prévision de la demande et la gestion des plannings à la planification des interventions sur le terrain. « En reliant la planification à l’exécution, les organisations peuvent s’adapter plus rapidement, quel que soit le lieu où le travail est effectué. »
Pour lui, l’attention croissante accordée à la gestion des effectifs n’a rien de surprenant : « Les tensions sur le marché du travail rendent une bonne planification des effectifs plus urgente que jamais. » L'acquisition de Klages & Partner en Allemagne s’inscrit dans cette stratégie et renforce l’expertise d’ORTEC en Europe.
L’IA dans la gestion des effectifs : pratique, fiable et maîtrisable
L’IA suscite à la fois des attentes et du scepticisme. Vincent Lemmens est très clair sur ce point : « L’IA est essentielle pour ORTEC, mais toujours avec une intervention humaine. »
C’est la manière dont elle est utilisée qui fait la différence. « Nous n’utilisons pas l’IA sous la forme d’un simple chatbot isolé, mais l’intégrons directement au cœur de nos logiciels de planification. Les utilisateurs interagissent avec leur planning dans leur propre langue, tandis que l’IA pilote des fonctionnalités éprouvées. Cela permet d’obtenir des résultats à la fois fiables et explicables. »
Grâce à la combinaison de l’IA, de l’optimisation mathématique, de l’auto-planification, d’une application intuitive et de l’assistance des LLM, les employés disposent de davantage d’autonomie dans un cadre clairement défini. Dans le même temps, les organisations peuvent mieux piloter leurs effectifs et la qualité.
Du chatbot à l’agent d’IA
Pour les clients, l’impact le plus visible réside dans l’essor des agents d’IA. « Pas un chatbot qui se contente de conseiller, mais des agents capables d’agir concrètement », précise Vincent Lemmens. Ces agents assistent notamment :
Les employés pour demander ou échanger des horaires de travail
Les planificateurs pour optimiser les plannings
Les responsables pour examiner et approuver les modifications
« Une demande d’échange conforme à toutes les règles peut être approuvée automatiquement. Cela permet de gagner du temps et de réduire la charge de travail. » Parallèlement, l’IA permet d’optimiser les plannings en tenant davantage compte des préférences et en limitant les modifications dans le cadre de l’auto-planification.
Optimisation : le moteur discret de l’IA
Si l’IA générative suscite beaucoup d’attention, Vincent Lemmens rappelle l’importance d’un fondement essentiel : l’optimisation mathématique. « L'IA ne se résume pas aux modèles de langage. Notre force réside dans l’optimisation, et nous continuons d’y investir massivement. »
Il cite le cas d’un client américain spécialisé dans les services d’intervention sur le terrain, pour lequel ORTEC a obtenu de meilleurs résultats de planification que des solutions développées par des universités de premier plan et de grandes entreprises technologiques. « Cela permet d’utiliser plus efficacement les capacités disponibles et de réaliser d’importantes économies. »

Conclusion : l’IA pour renforcer les capacités humaines, pas pour remplacer l’humain
La gestion des effectifs s’est rapidement imposée comme un enjeu stratégique à la croisée de l’IA et de l’optimisation, de l’humain et de la technologie, de la planification et de l’exécution. Les organisations qui souhaitent réussir dans ce domaine n’investissent pas seulement dans de nouvelles technologies, mais surtout dans des solutions qui simplifient leurs opérations et améliorent la prise de décision. Comme le résume Vincent Lemmens : « L’IA ne remplace pas l’humain, mais l’aide à faire de meilleurs choix, plus rapidement, de manière plus cohérente et avec davantage d’impact. »
